Guadeloupe archipel

Fin XXème: Les rhumiers guadeloupéens, challengés par l’AOC de la Martinique, font de grands efforts pour valoriser leur rhum, avec des critères égalant ou approchant ceux de l’AOC. Certains vont plus loin avec des mentions de vieillissement plus élevées que le BNIC (Bureau National Interprofessionnel du Cognac), d’autres mettent au point des systèmes de distillation inédits (l’AOC figeant son processus) et font avancer le progrès des colonnes continues. Pendant cette période 2007-2010, le contingent alloué au rhum agricole de la Guadeloupe est doublé, et le contingent export augmente de 33%. Début XXIème:

Dans l’attente de l’obtention de l’IGP (Indication Géographique Protégée), la Guadeloupe est détentrice d’une IG portant les noms: «Rhum de la Guadeloupe» ou «Rhum de Guadeloupe» ou «Rhum Guadeloupe». “Aujourd’hui”:

La surface de la canne représentait en 2014 44,2% de la SAU (Surface Agricole Utile), soit 13’690 ha (13’000 ha en 2001, 14’300 ha en 2007) répartis dans plus de 4’500 exploitations. 2 sucreries sont encore actives (2017), dont l’une en sursis: l’usine sucrière de Grande Anse (Marie-Galante). L’usine Gardel se trouve au Moule (Grande-Terre) et a été fondée en 1870 sous le nom de Sainte-Marie. Elle est devenue en 1994 l’unique sucrerie de l’île et produit notamment 6’000 HAP/an de rhum industriel.

En 2015, la production totale de rhum progresse légèrement: 78’161 HAP. Le rhum industriel est en recul et l’agricole en hausse de 5,0%, représentant 51% de la production totale, où 78% de la production de rhum agricole est exportée.

9 distilleries agricoles fument encore aujourd’hui (2017). 6 demeurent indépendantes, 2 appartiennent à un grand groupe français et à une à un holding local. Un affineur a vu le jour en 2008.